Littéraires

Mémoires d'amour

Écrit par Coralie CADINOT. Publié dans Littéraires

*Recueil de deux poèmes libres*"La mémoire de deux hommes, mais surtout de deux cœurs différents. La mémoire nous permet de nous remémorer des images, nous rappeler des instants uniques de notre vie. La mémoire nous raconte tout une histoire, souvent la nôtre. Mais elle nous raconte aussi l’Histoire, car la mémoire est au sens large les mémoires, et c’est par là se souvenir des guerres et attentats, se souvenir que dans le monde il y a des femmes qui se battent pour leurs droits, des jeunes qui se battent pour leurs rêves, et que tout ce beau monde respire, aime, voyage, défie, aime, se défie, perd, aime, gagne, et aime, et aime, et ne respire plus." - Coralie Deburak CADINOT

2015, j'me souviens

Écrit par Estelle Laviers. Publié dans Littéraires

Je m’souviens ce jour-là,
J’étais couchée sous mes draps.
J’ai entendu à la télé,
« BOUM BOOM » des gens sont décédés.
La larme à l’œil,
Je faisais le deuil.
Pleurant d’vant ses cerceuils.
Toutes les armes,
Montent les larmes,
Des familles, des amis.
Que va-t-on faire de cette vie ?
Certains meurent avant l’heure,
Pendant qu’mon cœur se meurt.
Je dois soigner tellement de douleurs,
Effacer tant de rancoeurs.
Des jours, des mois,
Tant de souvenirs qui partent et qui me mettent en émoi.
Mon anniversaire, c’était super
On avait passé cet enfer mais r’tour dans la galère.
Je perds le fil de ma vie
Ca y’est, j’ai passé le cap des 15 ans
De nouveaux amis et j’oublie
Je ne vois plus passer le temps
Je r’pars avec des larmes
Sans savoir d’où vient ce drame
Tu dirais « le bon Dieu »
Des étoiles plein les yeux
Ne sachant pas quoi faire
Pour ne plus vivre dans c’calvaire
Je vais vous suivre sur cett’ route
Et vous laissez faire ma prière.
Let’s pray for Paris
Priez pour les victimes
En espérant qu’cela est fini
Je pars, en vous laissant terminer cett’ rim’.
 
Estelle Laviers
 

 

Litteraire : Thème imposé

Écrit par Super User. Publié dans Littéraires

Thème imposé : "la mémoire"

J'ai oublié

Écrit par Sarah Ait Abdellah. Publié dans Littéraires

J'ai oublié

Je me réveillai, le crâne tout endolori sur un lit aux draps blancs. La tête bourdonnante et la vision floue, je reconnus néanmoins une chambre d'hôpital. L'odeur me déplaisait, et me mettait mal à l'aise. Des grésillements envahissaient mes oreilles lorsqu'au bout d'un moment la porte s'ouvrit. Les lèvres de l'infirmière remuaient me laissant deviner qu'elle parlait, mais je ne parvenais pas à distinguer les différents sons.

Pourquoi avais-je atterri ici ? Que s'était-il passé ?

Je crus que mon crâne allait exploser tant la douleur était intense. L'infirmière s'approcha de moi et injecta un liquide dans un cathéter implanté dans mon bras gauche. Je ne sais pas ce que c'était exactement, mais je m'endormis dans la demi heure qui suivi.

Mémoire d'une nuit

Écrit par Léo Desnoyelles. Publié dans Littéraires

L'enfant se met dans son lit

C'est le début d'un long voyage

Fermant les yeux sans un bruit

Il est l'heure de tourner la page

Le gamin s'envole dans la nuit

Il fuit la pénombre de sa cage

Ouvrant les yeux petit à petit

Il découvre son nouvel ouvrage

 

J'm souviens

Écrit par Fanny SARDA. Publié dans Littéraires

J'm souviens

 

J’m souviens le 13 novembre 2015

J’ai fêté mes 15 ans

Journée de la gentillesse

Tu parles plutôt celle de la tristesse

Tous ces innocents morts au Bataclan

Au nom de quoi ?

Au nom de soit –disant Allah

Pourtant le Coran ne dit pas ça

Tu fais n’importe quoi

Qu’on soit blanc, black ou beur

Dis-toi qu’on a pas peur

Juifs, musulmans, cathos ou athées

On va bien finir par te déradicaliser

Tu veux mourir en martyr

T’as qu’une loi : la charia

Tu veux voir les femmes en bourka

Tu penses qu’à faire souffrir

Moi, j’ai le droit de m’exprimer

Toi t’as choisi de tuer

Moi je peux rire

Toi tu fais qu’obéir

Si tu veux pârtir

Sache que tu vas gâcher ton avenir

Liberté, égalité, fraternité

Tu ne sais plus ce que c’est

T’as rien compris

C’est pas tes amis

Ils t’ont promis le paradis

Mais ta vie sera en sursis

Tu t’es fait embobiner

Partout ces démeurés

Ta haine ne sert à rien

Fais pas pleurer les tiens

Ma seule arme est mon stylo

Pour me défendre je n’ai que des mots

Moi, j’suis pas djiadhiste

J’suis optimiste ...

 

Fanny Sarda

Et cætera

Écrit par On en retrouvera que les entrailles.. Publié dans Littéraires

Receuil de deux poèmes, l'un traitant d'une terrible nuit de souffrances, mais qui exprime aussi une résolution, une détermination de vouloir continuer le chemin, et l'autre étant un hommage à deux personnes importantes dont les noms apparraissent discrètement, à travers le récit d'un amour immuable.

13 novembre 2015

Écrit par Lucas Lacombe. Publié dans Littéraires

Je me souviens, Paris en pleur, le jihad prend une telle ampleur.

Paris dans l'coeur les cadavres tombent dans le malheur.

C'était l'histoire de quelques gens qui aillent manger au restaurant, et là trois assaillants sont arrivés en courant, déclenchant alors une bombe qui leur vaudra une place dans la tombe.

C'était l'histoire de quelques gens allant se divertir au Bata Clan quand soudain pan pan rafales de balles, la liberté est intouchable comme un jihadiste derrière son pare balle te lachant des rafales devant un match France - Allemagne. 

Sans nom

Écrit par Super User. Publié dans Littéraires


Quatre heures du matin, un garçon brun aux yeux verts se réveille, las, comme chaque matin de se retrouver par terre. Son corps est transi, une douleur le fait grimacer et, dans sa tête, de nombreux plans de vengeance prennent forme, vite abandonnés. Un soupir s'échappe de ses lèvres. Il reste immobile quelques minutes, allongé sur le sol froid à méditer en fixant le plafond. Sur le lit, juste à côté des jumeaux, véritablement infernaux, sont endormis un garçon et une fille. Ce sont les aînés d'Edward, le garçon aux yeux verts et ce sont eux qui l'ont fait tomber, pour son grand malheur, du lit pour le lui reprendre. Enfin, Edward se lève, habitué à ce traitement qui a lieu chaque aube. Ses aînés, Etienne et Juliette, ne se soucieraient jamais de leur jeune frère. Il a un sourire amer, et peu importe si celui-ci est blessé. Il commence à réunir ses affaires, jamais il ne s’est plaint. Il s’habille et s'arrête un instant pour regarder son reflet, après tout se plaindre ne sert à rien, rien ne change, rien ne bouge, les jours s'enchaînent invariablement, sans perturbations. Il se dirige morose vers la cuisine et prépare son déjeuner. Son père est là ou plutôt Monsieur Galbert. L'homme froid n'a jamais accepté la filiation. Suspecte, comme avait dit la rumeur du coron.
- « Dépêche-toi, bâtard. Ne pourrais-tu pas prendre exemple sur ton frère ? »

La robe verte

Écrit par Super User. Publié dans Littéraires

Claudie Novart se réveilla en ce glacial mois de février, avec une telle excitation qu’en se levant du lit, elle se cogna le pied contre la chaise. Claudie descendit les marches en courant, et alla rejoindre ses parents au salon pour déjeuner avec eux. Un petit emballage rouge à pois blancs était posé sur une table à côté de ses parents. Sa mère, toujours souriante, malgré ses soucis, la regardait avec de grands yeux brillants. Elle portait toujours une robe verte, car c’était la couleur de l’espoir. C’était le seul jour de l’année où les parents de Claudie pouvaient se permettre d’acheter un cadeau à leur fille. Claudie l’ouvrit sans plus attendre, et y découvrit un livre assez épais. Elle était une jeune fille solitaire, elle adorait s’isoler pour lire, et pouvait passer des jours entiers à dévorer des tonnes de romans. Elle remercia et embrassa son père et sa mère et s’empressa de retourner dans sa chambre pour commencer son nouveau livre.
Comme tous les mercredis après-midi, Claudie se rendait au cabinet de lecture et savourait chaque livre comme le dernier. Elle y passait des heures. Ce n’était pas une très grande bibliothèque, les livres étaient entassés un peu partout, on y trébuchait parfois dessus.
La nuit commençait à tomber sur le village. Cette nuit, alors que Claudie rentrait chez elle, il faisait très froid, de petits flocons de neiges venaient se déposer sur ses longs cheveux châtains. Ses pieds s’enfonçaient de plus en plus dans la boue à mesure qu’elle avançait.